mercredi, 20 septembre 2017
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Historique

  • Mis à jour : vendredi 2 septembre 2016 13:46
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Création du bourg de DARDENAC (1095-1119).

Un des fruits de l’agriculture et de l’industrie fut la création du bourg de DARDENAC…

Le bourg de DARDENAC aurait été fondée par Bernard d’Ardenac et l’abbé de la Sauve au 12ème siècle.

Monsieur l’abbé CIROT DE LA VILLE raconte dans son histoire de la Grande Sauve que DARDENAC était une terre noble et qu’au commencement du 11ème siècle, elle avait pour seigneur Bernard d’ARDENAC qui donna des terrains en fief à l’abbé de la Sauve. L’abbé les fit défricher, y attira les paysans et fut le fondateur du bourg de DARDENAC. Un si grand nombre de paysans se présenta pour l’habiter que Geoffoy 1er de LAON, abbé de LA SAUVE, n’ayant plus de maison à leur donner, se vit forcé de les refuser.

Bernard d’ARDENAC et Elie de la MOTHE, de qui l’abbaye tenait ce fief, se plaignirent de ce refus.

«par affection pour eux, l’abbé consentit à la condition que les paysans aideraient eux-mêmes à la construction des maisons nécessaires et à la plantation des haies pour la séparation des champs des nouveaux colons ».

Cette demande ayant été accueillie par les seigneurs, l’abbé forma le bourg de DARDENAC.

(ci-dessous un extrait de la carte dite de Cassini topographe de Louis XV)

 

dardenacassini
cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Eglise Saint Clément : 

eglise

Remarquable par sa nef lambrissée, l'église romane Saint-Clément porte les marques de l'histoire tourmentée de DARDENAC; endommagée lors de la guerre de Cent Ans, elle est en partie restaurée au XVI ème siècle.

L'église romane de DARDENAC adopte un plan simple : une nef unique et un chevet droit auquel est accolé un presbytère moderne. Les entraits de la charpente romane sont encore en place sous les lambris de la nef. A l'extérieur, la façade de l'église date du XVIème siècle; sa porte est décoré d'une accolade, d'un fleuron et de pinacles. Le clocher-mur qui la surmonte est perçé d'une baie campanaire.

Cette église construite sur une source est logiquement dédiée à Saint Clément, patron des sourciers qui fut pape de 88 à 97.

 

 

 

autel compresse

Au 12ème siècle, l’église nommée Sainte Marie de Ardenatz dépendait de l’abbaye de La Sauve.

D’après Léo DROUYN, l’église est en partie romane mais la façade occidentale et la croix du cimetière sont du 16ème siècle. En 1562 l’église est appelée Saint Clément, dénomination qu’elle a conservée.

La cloche de l’église date de 1824. Cette cloche pèse environ 270 kg, son diamètre 770 mm, note : DO 510 vibrations. Fondeur : ROUDIER

cloche

Inscriptions :

1ère ligne : RE

2ème ligne : M – NAUGEAN DE GILLET DE GROSSOMBRE – PARRAIN – CHRISTINE ET ELISABETH DE GATHATEAU

3ème ligne : MARRAINE – FABRICEINS – MMJ CEDON PRESIDENT – J MEYREAU DIT BOUTIN FILS TRESORIER

4ème ligne : FRANCOIS MERLET MAIRE

5ème ligne : ROUDIER FONDEUR ANNO 1824

 

La croix du cimetière date du 16ème siècle (dessin de Léo DROUYN)

Lorsqu’il découvre la croix de DARDENAC,  celle-ci est déjà mutilée

et « la croix proprement dite gît sur les marches 

dessincroix

La croix a aujourd'hui disparu, remplaçée par une nouvelle croix plus grossière, il est néanmoins toujours possible d'admirer le fût carré d'époque. Sur ses angles, on peut admirer de petits piliers couronnés de pinacles. On sait que l'une des faces de la croix du XVI ème siècle représentait une Pieta; le corps du Christ mort allongé sur les genoux de la Vierge Marie.

Témoignage des dévotions publiques pratiquées par les fidèles au XVI ème siècle, il est possible que cette croix commémore des habitants victimes des guerres de Religion ou d'une épidémie.

croix 


croixetchapelle 

Au début du 17ème siècle, Pierre de Marsan fit construire une chapelle sépulcrale.
En 1647 l’archevêque de Bordeaux accorda le droit de banc et de sépulture au seigneur de Grossombre.

tombeau

La chapelle appartient à la commune de Dardenac depuis 1975, et peut être utilisée comme dépositoire en cas de nécessité.

Architecture :
Château GAUFRETEAU : 15ème et 16 ème siècle, partiellement ruiné.

(dessin de Léo DROUYN en 1885)

 

gauffreteau

Au 15 ème siècle, de nombreuses terres de la région de DARDENAC sont données à des immigrants déplaçés par la guerre de Cent Ans. Ce phénomène permet le repeuplement des campagnes dévastées par les conflits. C'est le cas du sieur Gaufreteau, tanneur de son métier, qui vient s'installer à DARDENAC après la victoire de Charles VII face aux Anglais (Bataille de CASTILLON en 1453).Ses petits-fils sont à l'origine de la construction du château.

Dans le bourg il existe une construction fortifiée appelée château de Gaufreteau. Edifié comme un symbole du pouvoir féodal, le château de Gaufreteau présente une façade méridionale ornée d'une grande porte en plein cintre.

La vaste enceinte flanquée de tours circulaires du Château permet de découvrir le système de défense d'un château du XV ème siècle. Ruinée par la guerre de Cent Ans, la commune de DARDENAC renaît grâce à cet édifice.

Ce n’est qu’au 15ème siècle après la conquête de la Guyenne par Charles VII, que s’éleva sur le bord d’un petit vallon à côté de l’église le château de Dardenac qui fut une enceinte polygonale aux murailles peu épaisses, flanquée de quelques tours rondes et dans laquelle on pénétrait par une petite porte surmontée d’un assommoir ou bretèche, sorte de balcon fermé construit en encorbellement sur un mur. Son plancher est perçé de trous permettant de jeter des projectiles et de tirer verticalement sur les assaillants. Le système défensif perfectionné de Gaufreteau, un des seuls vestiges du château, témoigne du traumatisme provoqué par la guerre de Cent Ans. Il est également utilisé pendant les guerres de Religion.

Le château de Dardenac est construit sur le roc ; il ne parait pas de traces de fossés, ses murs sont en partie détruits et il ne reste que deux tours dans lesquelles sont percées de meurtrières horizontales avec mire aux deux extrémités pour mousquet.
Une fue ou pigeonnier s’élève à côté. 

 

Ces constructions dont les plus anciennes furent érigées aux XV° et XVI° siècle, (celle du château de Pressac sur la route qui va à Daignac, date de 1574), étaient destinées à abriter des pigeons qui présentaient un double intérêt pour leurs propriétaires :

- Alimentaire car ils constituaient de véritable « garde-manger » où plusieurs centaines de volatiles pouvaient nicher (1800 boulins ou nichoirs pour la fue de Lugaignac)

- Economique car les déjections des pigeons (appelées colombine, ou guano de pigeon), était utilisée comme élément fertilisant à une époque où les bovins étaient rares et les engrais chimiques inconnus. Préparée en une mixture aussi secrète que savante, elle servait à protéger les grains des charançons (insectes dont les larves détruisaient blé, maïs, etc…) et était vendue à des bordiers(fermiers) et constituait un très bon fumier pour les terres.

La fue (ou colombier) est de forme cylindrique, occupée de bas en haut par les nichoirs (boulins). La pierre en surplomb qui fait le tour de la fue servait à empêcher les rats de monter le long du mur pour détruire les nids. Posséder ce type de pigeonniers était un privilège féodal réservé aux nobles et aux seigneurs justiciers. Les bourgeois et les paysans possédaient des pigeonniers carrés ou des nichoirs aménagés dans les façades et les pignons des habitations. Situées dans un rayon de 20 à 300 m autour du château, ces constructions, outre leur utilité, ont une signification sociale particulière, symbolisant la marque seigneuriale de leurs propriétaires et l’exemption fiscale dont ils bénéficiaient.

fue

assommoir

(petite porte surmontée d'un assommoir)

Les GAUFRETEAU :

La famille de Gaufreteau, des tanneurs, vint s’établir à Dardenac vers 1475 où il existait déjà des tanneries. La famille de Gaufreteau au XVI° siècle anoblie par les charges, acquit une grande fortune en moins d’un siècle. Ce furent d’abord des industriels, et ensuite des lettrés et des magistrats. Leur vie paisible, leur économie et leur travail incessant les ont peu à peu conduits à la fortune et à la gloire. Ils ont possédé de nombreux biens immobiliers à Dardenac, dans les environs par exemple la seigneurie de Blézignac, ainsi que des maisons à Bordeaux.

Emplois de la famille :

-       Curés de BELLEBAT de LIBOURNE et de PUYNORMAND.

-       Des avocats

-       Un Prieur de La Sauve

-       Un Gouverneur de CURTON (1500 – 155..)

-       Un trésorier de Bordeaux

-       Sept conseillers au Parlement de Bordeaux (1570 – 17..)

-       Trois jurades de Bordeaux (1536 – 1700)

-       Des Ursulines

-       Des Bénédictins

-       Des Magistrats au Présidial.

-       Des Capitaines

-       Des Chevaliers de Malte

-       Un Lieutenant -Général des Armées.

Les armoiries :

Ecartelé :

AU I D’AZUR à 3 membres de griffon d’or 2 et 1

AU II D’ARGENT à 1 chevron d’azur accompagné de 3 molettes à 6 rais de gueules (rouge).

AU III D’OR à 1 guivre tortillée et couronnée de gueules

AU IV D’AZUR à 5 étoiles d’or posées 3 et 3

 

En ce qui concerne les armoiries, tous les Gaufreteau portaient les mêmes, à savoir :

D’azur à trois pattes de griffon d’or. Les écus écartelés sont des quartiers pour reconnaissance de noblesse, c'est-à-dire qu’ils portaient en plus, les armoiries de l’ascendant, celles du conjoint et celles de l’ascendant du conjoint. Le château appartenait au XVII° siècle aux seigneurs de Pressac qui avaient quelques droits féodaux sur la paroisse.

A l’époque de la révolution il fut à peu près détruit par le peuple et ses restes furent vendus, avec d’autres terres au Général d’Armagnac dont le tombeau se situe à Larmevaille sur la commune de Daignac.


Maison de Grossombre : ancienne maison noble du 17ème

 

grossombre

La maison de Grossombre qui doit son nom à un magnifique chêne plusieurs fois centenaire, aujourd’hui malheureusement disparu, est une jolie chartreuse du XVIII° siècle, parfaitement proportionnée. Grossombre est un château construit sur une
maison noble qui appartenait au 14ème siècle aux seigneurs de Benauge. Elle passa ensuite à le famille de Canteloube (ou Chantelouve),en 1583 François de Canteloube, sénéchal du Bazadais vend à Baptiste de Larmavaille la maison noble de Grossombre avec toutes les dépendances. Celui-ci joua un grand rôle en Guyenne durant les guerres de religions. Grossombre passa ensuite, par mariage à la famille d’Aix. Des proçès et des guet-apens ont opposé pendant de nombreuses années, Louis d’Aix à Joseph de la Chassaigne, coseigneur de Pressac et à Joseph de Nolibois curé d’Espiet et de Daignac.

Château Dardenac:

Le château date du 18 ème siècle.

Ci-dessous photo prise en 1914.

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Carte postale du château.

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Château de Goumin :

A côté de Grossombre est le château de Goumin qui est une jolie habitation bourgeoise surmontée d’un pavillon, il a été bâti vers 1845 par Mr SERRES Maire de la commune. Il est entouré d’un jardin, d’une charmille et d’un vignoble.

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